Dernier obstacle... A la montée des marches, nous sommes loins d'être arrivés au sommet. Il reste cette ultime montée, la plus courte en distance mais la plus dure, de très loin. La pente est tellement forte que nos jambes ne suffisent pas. En bas de cette dernière ascension, on nous donne des gants pour nous engager sur un chemin balisé par des cables. Je m'explique, il y a une sorte de rampe formée de deux cables maintenus par des piquets bien solidement ancrés dans la roche tous les 2-3 mètres. En tirant sur les bras et nous maintenant par les cables, nous pouvons donc nous hisser, 2-3 mètres par 2-3 mètres. A chaque fois que nous croisons un jeu de piquet, il y a une planche de bois qui permet de prendre appui et de se reposer avant de franchir les quelques mètres suivant. Les photos qui viennent ensuite seront surement plus parlantes que ma bafouille confuse. En tout cas, la dernière montée qui doit faire 150m à tout casser prend une demi-heure... Lors des pauses pour reprendre son souffle, le premier réflexe est bien sur de se retourner pour se rendre compte du chemin parcouru, et là, grand vide en dessous de soi. Moi qui ait le vertige, mes jambes flageollaient complètement mais après toutes ces heures d'escalade, rien ne pouvait m'arrêter, non pas que j'ai quelque chose à prouver mais juste une envie démesurée de se dépasser et de parvenir à l'unique but de ce week-end. Dernier petit détail. Le même chemin est emprunté par les randonneurs qui montent au sommet et par ceux qui redescendent, et bien sur, en même temps. D'où des situations épiques où nous sommes obligés de lacher un des deux cables pour croiser un randonneur allant dans l'autre sens. Je vous laisse imaginer une descente sur une paroi pratiquement parfaitement lisse chaussée de pumas (Merci Jo !) qui commencent à souffrir dangereusement de leur utilisation inadéquate...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire